Allaitement au quotidien

Augmenter sa production de lait lors de l'allaitement

La baisse de lait n’est pas quelque chose d’exceptionnel et est généralement temporaire. Une diminution de la production de lait lors de l'allaitement est souvent liée à :

    • une fatigue maternelle,
    • une anxiété (bébé hospitalisé, retour à la maison),
    • des tétées trop peu fréquentes,
    • une succion incorrecte,
    • des besoins alimentaires élevés chez bébé liés à une phase de croissance que l’on retrouve à 10 jours, 3 semaines, 6 semaines, 3 mois et 6 mois.

Pour y remédier, il est donc bon de mettre en place pour maman :

    • un repos, des siestes plus fréquentes,
    • augmenter sa ration d’eau en respectant sa soif,
    • installer bébé au sein de façon à ce qu'il tète efficacement ce qui stimulera votre production de lait,
    • mettre des coques d’allaitement : la pression exercée stimulera la production de lait.

Diminuer sa production

Une augmentation importante de la production de lait lors de l'allaitement peut survenir lors :

    • des montées de lait (à 3 jours et à 3 semaines après la naissance de bébé),
    • du sevrage.

Dans ces cas, il faut à tout prix éviter l’engorgement du sein, congestion des vaisseaux mammaires. Pour cela :

    • diminuer vos boissons,
    • ne pas tirer son lait au tire-lait pour éviter de trop stimuler la production,
    • supprimer les coques d’allaitement (par pression, elles stimulent la lactation),
    • si un engorgement apparaît, le traiter au plus vite (voir plus loin).

Quelle doit être votre alimentation ?

Il n’y a aucune interdiction alimentaire car votre lait sera toujours de bonne qualité. Dans une certaine mesure, l’alimentation de la mère qui allaite fait partie de l’éducation gastronomique de l’enfant qui sera amené à partager ultérieurement la cuisine familiale.

Quelle contraception devez-vous utiliser ?

L’allaitement maternel n’est pas un moyen de contraception suffisant pour vous protéger d’une nouvelle grossesse. L’ovulation peut survenir avant le retour de couches. Vous pouvez avoir recours à d’autres méthodes contraceptives, telles que l’utilisation de préservatifs, de micro-progestatifs, d’un implant ou de la pose d’un dispositif intra-utérin (DIU ou stérilet).

Comment concilier reprise du travail et allaitement ?

La loi vous donne le droit d’allaiter tout en ayant repris le travail… A vous de le faire savoir auprès de votre employeur ! Plusieurs dispositions visant à faciliter l’allaitement pour les mères qui ont repris le travail figurent dans le Code du travail :

    • L’allaitement (dans l’établissement ou ailleurs) est un droit pendant la première année de l’enfant. Les mères ont, pour ce faire, une heure par jour (articles L224-2 et L224-3 du Code du travail). Cette heure est “répartie en deux périodes de trente minutes” (article R224-1), une le matin et une l’après-midi.
    • Attention ! Dans les textes, ces pauses n’étant pas considérées comme du travail effectif, elles ne sont pas rémunérées … Sauf si votre convention collective, accord de branche ou accord d’entreprise prévoit le contraire.
    • Un local doit être prévu pour l’allaitement au sein de l’entreprise. Il doit satisfaire à des conditions de confort plus ou moins importantes selon la taille de l’entreprise (articles L224-3, L224-4 et R224-2).
    • Par ailleurs, comme la femme enceinte, la femme allaitant peut bénéficier, dans certains postes à risques, d’un aménagement des tâches à accomplir.

En pratique : Peu utilisés, ces droits sont souvent méconnus par les employeurs, surtout dans les petites entreprises. La négociation risque donc d’être plus ou moins difficile.

Le sevrage

Il n’y a pas d’âge pour le sevrage. C’est à vous et à votre bébé de choisir le moment qui vous convient le mieux. Le sevrage consiste à remplacer progressivement une tétée par un biberon ou un autre aliment. La lactation diminuera parallèlement, il est inutile de prendre des médicaments.

Les jumeaux

Allaiter des jumeaux est possible mais ceci demande une organisation. Au départ, allaiter un bébé après l’autre est plus facile. Par la suite, l’allaitement simultané devient de plus en plus aisé car les bébés ont l’habitude de prendre le sein.

N’hésitez pas à solliciter les associations de soutien.

Quelques astuces…

Pour favoriser la lactation :

  • boire vingt minutes avant la tétée
  • boire des tisanes galactogènes à base de plantes anisées
  • consommer des granulés de galactogil®,
  • consommer des graminées type houblon et malt (contenus dans la bière sans alcool, par exemple).

Pour favoriser la bonne “prise en bouche” du sein par le bébé :

  • faire téter votre petit doigt puis le tourner d’un quart de tour pour que bébé apprenne à placer convenablement sa langue,
  • repérer les mouvements de sa bouche lorsqu’il cherche à téter, lui proposer le sein avant qu’il ne s’énerve.

Pour aider bébé à se réveiller :

  • enlever les couvertures et éventuellement les vêtements pour favoriser le contact peau à peau (surtout en période estivale),
  • masser le dos, les jambes, les bras,
  • changer sa couche,
  • lui parler.

Pour vous permettre de vous reposer, limiter les visites à la maternité et essayer de dormir pendant que bébé dort.

Quels peuvent être les tracas de l’allaitement ?

Les mamelons douloureux

Les premiers jours suivant la naissance, dès que le nouveau-né tète, la mère peut ressentir une douleur qui s’estompe au cours de la tétée. Il faut attendre quelques jours pour que la sensibilité du mamelon diminue.

Les crevasses

Ce sont de légères blessures du mamelon qui peuvent parfois saigner.
Elles peuvent être dues :

  • à une mauvaise position du bébé par rapport à votre sein,
  • à une mauvaise succion de bébé,
  • au fait d’enlever bébé du sein lorsqu’il tète encore,
  • à un lavage répété et inutile du sein avant et après la tétée,
  • au tire-lait mal positionné ou une aspiration trop forte.

Voici quelques conseils utiles :

  • changer bébé de position d’une tétée à l’autre,
  • avant la tétée, étaler un peu de votre lait sur le mamelon et laisser sécher à l’air ; après la tétée, mettre une crème à base de lanoline en couche fine puis vos coquilles d’allaitement,
  • si la douleur est intense, utiliser des “bouts de seins” en silicone ou tirer votre lait du côté abîmé.

L’engorgement

Les seins sont douloureux, durs, tendus et une fièvre est possible pendant 24h. L’engorgement est lié à une mauvaise “vidange” du sein. Il peut être dû à :

  • une abondance de lait,
  • un retard de mise en route de l’allaitement,
  • une mauvaise prise du sein,
  • des tétées peu fréquentes et trop limitées.

Voici quelques conseils utiles :

  • mettre bébé au sein plus fréquemment,
  • faire un massage avant la tétée pour assouplir le mamelon,
  • prendre une douche chaude ou appliquer un gant chaud avant la tétée,
  • après la tétée, masser les seins à l’eau froide avec un gant.

La mastite (ou lymphangite)

C’est une complication rare. Le sein est dur, chaud, douloureux, très tendu, avec une traînée rouge associée à une fièvre, des frissons et une grande fatigue.
Ce n’est pas une contre-indication à l’allaitement (la qualité du lait n’est pas altérée). Au contraire, en tétant, bébé vous soulagera.
La guérison est rapide avec un traitement identique à l’engorgement.

Les règles d’or :

  • tétée précoce en salle de naissance
  • peau à peau
  • bonne prise du sein
  • cohabitation mère-bébé jour et nuit
  • tétées fréquentes
  • pas de biberon, ni de tétine
  • environnement calme

 

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